


L'OFK (football club de la jeunesse), du quartier de Karaburma, n'a plus été à pareille fête depuis longtemps, leader après trois journées devant ses deux grands rivaux locaux que sont l'Etoile Rouge et le Partizan. Plus vieux club de la première division et recherchant son premier titre depuis 1966 (une coupe de Yougoslavie), c'est dans l'anonymat le plus complet qu'il entame cette rencontre. 300 spectateurs ont bravé la pluie pour assister à la réception de Kruševac (prononcez Crouchevatse), et tout le monde a très vite compris sa douleur. Je m'étonne parfois moi-même, comment est-ce que je fais pour aller voir des rencontres comme celle-ci? La passion n'explique pas tout, ce n'est pas possible. Comment qualifier le niveau de la partie? Au ras des pâquerettes me semble déjà bien flatteur...



Comme inscrit sur la bâche, voici la Plava Unija (Union Bleue), un bon bloc aux chants malheureusement irréguliers. Le jeu n'est pas emballant mais la position au classement était prometteuse. En face, une cinquantaine de visiteurs prend les choses en main et assure l'ambiance avec agitation constante de drapeaux et la présence d'un tambour.



Les Street Boys et Lazarev Odred (que je peux traduire par Armée Lazarev).
Belgrade ouvre la marque à la 20ème minute; un défenseur du Napredak veut dégager son camp et envoie un missile dans le petit filet. A la reprise, l'Union fête ses 15 ans et déploie un tifo Youtube. L'écran, la flèche de lecture, le défilement des secondes en dessous, tout y est et c'est original. Le groupe a pris place au centre et mime une prise en levrette à grands renforts de gestes. J'admets que ça nous a bien fait marrer sur le coup. Quand ils en ont marre, ils sortent les drapeaux, et l'ensemble dure un quart d'heure (1 minute pour un an?).



Egalisation des visiteurs à la 66ème, une jambe cassée, une évacuation à l'hôpital...C'en est trop, à la 80 ème minute, nous quittons l'enceinte et retournons au pas de course au Marakana, où nous attend un autre spectacle.