7ème journée de Prva Hrvatske Nogometne Liga (1ère ligue de football croate, le championnat national) ou 1.HNL, le dimanche 13 septembre 2009. Nous quittons Belgrade au matin par le train, transitons par Zagreb, et prenons la direction de Varaždin (prononcez Varajdine) dans le Nord du pays près de la frontière slovène. Nous traversons la campagne, et avons plusieurs fois l'opportunité d'apercevoir des barrages policiers sur les routes chargés de canaliser les supporters de Split attendus nombreux et dont la réputation n'est plus à faire.
En 1950 naquit la plus ancienne tifoserie européenne, le Torcida Split. Une rumeur annonce qu'aucune rencontre du Hajduk (prononcez Haïdouque) dans le monde depuis cette date n'a eu lieu sans la présence de membres de ce groupe. De conséquents incidents se sont déroulés au cours de son existence: en 1961 un arbitre se fait pulvériser après avoir refusé un but pour Split; en 1974 les hooligans se frottent à l'armée yougoslave...qu'ils font sortir du stade; en 1988 le club est banni de la coupe d'Europe pour des émeutes à Marseille; en 1990 tentative d'en découdre avec les joueurs du Partizan Belgrade. Lors d'un match international entre la Croatie et l'Angleterre à Zagreb les "Torcida" montent à la capitale pour s'attaquer...aux Bad Blue Boys, 183 arrestations.
Sportivement, le club ne brille plus sur la scène nationale. Le dernier titre remonte à 2005, et le Hrvatski Nogometni Klub (HNK, football club croate) est mangé par son grand et seul rival, le Dinamo Zagreb qui finit régulièrement ses saisons avec 20 points d'avance sur son dauphin...qui n'est pas toujours le Hajduk.
Arrivée en ville, visite du petit centre ville tout en pierre, le tour est vite fait mais c'est l'occasion de croiser quelques bonnes tronches dévisageant Kriss qui a eu la bonne idée de claquer sa veste Ultrem. Change rien mon copain, c'est comme ça qu'on t'aime.

Un graf' des White Stones, les ultras locaux. Ca envoie pas un peu?
Les autorités ont décidé d'éviter tout éventuel débordement et râtissent la ville dans tous les sens, en fourgon ou à pieds. On peut se plaindre en France, mais niveau répression nos homologues de l'Est ne sont pas plus gâtés croyez-moi. Dans les Balkans, peu de chance d'oublier le nom d'un stade. Ici pas de patronymes d'anciens maires ou du charcutier local; OFK Stadion-Crvena Zvezda Stadion-et donc...Varteks Stadion vous l'aurez compris, situé en face de l'usine textile du même nom. Les tailleurs (surnom des joueurs de la ville en référence au sponsor principal) furent régulièrement qualifiés pour la coupe d'Europe au début des années 2000, sortant notamment Aston Villa en 2001.

Les White Stones (pierres blanches pour les non-anglophones), peut-être en référence au charmant centre ville sus-cité, je n'ai rien trouvé sur le sujet.
Comme à l'Etoile Rouge, nous avons été très impressionnés par la prestation du Torcida. Je ne résiste par conséquent pas à la tentation de vous balancer toutes les photos que j'en ai pris.



Un parcage bien blindé de partout, chants ininterrompus, tout le monde participe à l'ambiance...un très bon moment.




Le tout sous l'oeil "bienveillant" d'un policier chargé de surveiller au camescope le moindre dérapage. Ben oui, dans cette vieille enceinte pas de caméras cachées dans des boules noires.


Du côté White, on essaie de montrer qu'on est chez soi, mais vu la qualité de l'opposition c'est peine perdue. Nous les entendrons quelquefois, mais ça ne durera pas. Sur le terrain l'équipe prend l'eau et encaisse un 3-0 incontestable. A domicile, ça fait mal, nous autres rémois le savons très bien...
Juste avant la mi-temps, deux mecs se feront courser par l'ensemble du groupe. Pas plus d'infos sur cette lapinade, mais cela nous a captivé cinq bonnes minutes.




Deux bombes seront envoyées sur le terrain, les journalistes placés devant le secteur visiteur en seront quittes pour changer leurs sonotones.




La puissance vocale ne faiblira pas, de bons kaos sur les buts, ça fait du bruit quand ça tape dans les mains.



Split s'est fait sortir de l'Europa League dès le troisième tour préliminaire, à Zilina en Slovaquie, dans les conditions que tout le monde a pu suivre sur le net. Indésirables pour ce déplacement par le pays hôte, les supporters ont bravé l'interdiction et se sont faits "recevoir" par la police locale. On parlait de 200 interpellations et de multiples blessés. Ce soir ils ont démontré que l'incident n'avait en rien altéré la passion.
En 1950 naquit la plus ancienne tifoserie européenne, le Torcida Split. Une rumeur annonce qu'aucune rencontre du Hajduk (prononcez Haïdouque) dans le monde depuis cette date n'a eu lieu sans la présence de membres de ce groupe. De conséquents incidents se sont déroulés au cours de son existence: en 1961 un arbitre se fait pulvériser après avoir refusé un but pour Split; en 1974 les hooligans se frottent à l'armée yougoslave...qu'ils font sortir du stade; en 1988 le club est banni de la coupe d'Europe pour des émeutes à Marseille; en 1990 tentative d'en découdre avec les joueurs du Partizan Belgrade. Lors d'un match international entre la Croatie et l'Angleterre à Zagreb les "Torcida" montent à la capitale pour s'attaquer...aux Bad Blue Boys, 183 arrestations.
Sportivement, le club ne brille plus sur la scène nationale. Le dernier titre remonte à 2005, et le Hrvatski Nogometni Klub (HNK, football club croate) est mangé par son grand et seul rival, le Dinamo Zagreb qui finit régulièrement ses saisons avec 20 points d'avance sur son dauphin...qui n'est pas toujours le Hajduk.
Arrivée en ville, visite du petit centre ville tout en pierre, le tour est vite fait mais c'est l'occasion de croiser quelques bonnes tronches dévisageant Kriss qui a eu la bonne idée de claquer sa veste Ultrem. Change rien mon copain, c'est comme ça qu'on t'aime.

Un graf' des White Stones, les ultras locaux. Ca envoie pas un peu?
Les autorités ont décidé d'éviter tout éventuel débordement et râtissent la ville dans tous les sens, en fourgon ou à pieds. On peut se plaindre en France, mais niveau répression nos homologues de l'Est ne sont pas plus gâtés croyez-moi. Dans les Balkans, peu de chance d'oublier le nom d'un stade. Ici pas de patronymes d'anciens maires ou du charcutier local; OFK Stadion-Crvena Zvezda Stadion-et donc...Varteks Stadion vous l'aurez compris, situé en face de l'usine textile du même nom. Les tailleurs (surnom des joueurs de la ville en référence au sponsor principal) furent régulièrement qualifiés pour la coupe d'Europe au début des années 2000, sortant notamment Aston Villa en 2001.

Les White Stones (pierres blanches pour les non-anglophones), peut-être en référence au charmant centre ville sus-cité, je n'ai rien trouvé sur le sujet.
Comme à l'Etoile Rouge, nous avons été très impressionnés par la prestation du Torcida. Je ne résiste par conséquent pas à la tentation de vous balancer toutes les photos que j'en ai pris.



Un parcage bien blindé de partout, chants ininterrompus, tout le monde participe à l'ambiance...un très bon moment.




Le tout sous l'oeil "bienveillant" d'un policier chargé de surveiller au camescope le moindre dérapage. Ben oui, dans cette vieille enceinte pas de caméras cachées dans des boules noires.


Du côté White, on essaie de montrer qu'on est chez soi, mais vu la qualité de l'opposition c'est peine perdue. Nous les entendrons quelquefois, mais ça ne durera pas. Sur le terrain l'équipe prend l'eau et encaisse un 3-0 incontestable. A domicile, ça fait mal, nous autres rémois le savons très bien...
Juste avant la mi-temps, deux mecs se feront courser par l'ensemble du groupe. Pas plus d'infos sur cette lapinade, mais cela nous a captivé cinq bonnes minutes.




Deux bombes seront envoyées sur le terrain, les journalistes placés devant le secteur visiteur en seront quittes pour changer leurs sonotones.




La puissance vocale ne faiblira pas, de bons kaos sur les buts, ça fait du bruit quand ça tape dans les mains.



Split s'est fait sortir de l'Europa League dès le troisième tour préliminaire, à Zilina en Slovaquie, dans les conditions que tout le monde a pu suivre sur le net. Indésirables pour ce déplacement par le pays hôte, les supporters ont bravé l'interdiction et se sont faits "recevoir" par la police locale. On parlait de 200 interpellations et de multiples blessés. Ce soir ils ont démontré que l'incident n'avait en rien altéré la passion.