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Clermont - Stade de Reims (16ème CDF)

Prologue

Pour ce premier CR de l'année, le Pépin Mou a la joie de vous présenter un CR exceptionnel (pour qualification exceptionnelle), version longue, où tout les détails, même les moins intéressants vous seront présentés, quitte à meubler et à perdre en qualité.
Faute de matériel décent pour la prise de photographies, nous vous prions de bien vouloir accepter ce qu'on trouvera à droite à gauche pour illustrer toussa toussa.

La table pliante PM

Chapitre 1 : Apero & Ristorente

Un Clermont - Reims pour un 16e de Coupe de France, pas le meilleur tirage rêvé mais on n'a pas encore trouvé comment truquer le tirage. Le mot est donc donné pour 5 d'entre nous de décoller le vendredi soir histoire de pouvoir prendre tranquillement l'apéro une fois sur place. 4 des 5 « lad » débutent les hostilités le vendredi soir dès 19h30. Posé dans un petit bar de Bétheny, on apprécie de voir le mythe des villages perdurer : la faune est quelque peu particulière, et il semble sans nul doute que la consanguinité n'est pas qu'une histoire de Chti et d'Ardennais, mais qu'elle est un problème (si on peut appeler ça comme ça, j'aurai une petite soeur j'me ferais probablement plaisir avec) existant même dans les coins les plus reculés de notre chère Marne (c.f: voir la démographie de Mourmelon)

Après quelques pintes bien méritées, on décolle de cet endroit improbable où les jeunes squattent les arrêts de bus quand ils ne savent pas quoi foutre. Chance pour moi, la femme de ma vie est de la partie sur le banc du bus, et j'suis au bord de conclure (Jean-Claude Dusse uno di noi). C'était sans compter sur la classe légendaire de Moundir qui lancera le classique mais efficace « biatch » (« nan mais ça veut dire plage en anglais ! ») et qui ne manquera pas quelques remarques sur la position de l'une des deux cacannes.

Un problème de mécanique ? Des bougies à changer ? Voller pour vous servir

Direction le DoMac pour allez manger un bout en attendant le 5ème lad qu'on doit récupérer aux alentours de 00h. Raya sera comme à son habitude aigri, refusant de commander « mais vas-y j'y connais rien là à leur truc Maxi Best Of ou chépakoi vous faites chier ! ». On découvre que le local à poubelle du McDo, infesté par les rats, est au moins aussi propre que mon appart', que pour se nettoyer les intestins c'est le 2124, et qu'une employé tire salement la tronche, malgré ses sucettes répétées sur le patron.

On fait la fermeture du McDo (section clubber tu peux allez t'cacher), et Raya, toujours lui, permet au personnel quelques heures supp' en dégueulassant le sol fraîchement nettoyé.

Enorme cortège d'environ 100m pour allez récupérer le dernier lascar, au doux son de la Bella Ciao et de photos lads. Le voilà, déjà bien amoché le type apparemment, matos divers et drapeaux dans la main (une des conditions sur laquelle on insistait, on voulait drapeauter!). On est au complet, et une chose est sûre, on est pas arrivé !

Chapitre 2 : La ZX, lieu de débauche

Allez, maintenant, on peut vraiment y aller, direction le célèbre marché couvert du Boulingrin pour récupérer la ZX qui nous trimballera pendant plus de 10 heures ce week-end, le tout sans chauffage, j'vous cache pas que Moundir ne regrette pas son col roulé lui évitant l'exposition à un éventuel cancer de l'urêtre du au froid. On charge la charrette de de mets divers et variés (sans oublier LES Dafalgan), on s'installe comme on peut derrière (heuresement qu'on est bien gaulé, on se demande encore comment on pourrait tenir sinon), et on apprécie l'appareil photo volé par Raya à sa petite soeur, qui n'a rien à envier au Reflex de Lylie.

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Les cannettes peinent à être décapsuler en ce début de dep', mais bon, les nombreuses heures précédant le match seront indiscutablement utiles pour remédier à ce problème. On redoute la présence de la Dame Blanche, et c'est pas la vinasse offerte par Antho, ouverte depuis 3 semaines avec un dépôt et un goût plus que suspect, qui nous empêchera cette rencontre du 3ème type.

Message publicitaire : nous déconseillons le bouchon Stade de Reims dans la conservation de vos boissons alcoolisés.

Histoire de payé moins cher, juifs inside, c'est par la Nationale que l'on fera le plus grand trajet. A notre passage à Troyes, un jeune homme nous interpelle, courant sur le rond-point, agitant les bras, arborant un costard décoré de somptueuses tâches de vomis; l'occasion rêver d'évaluer la solidarité des membres Ulcram. Alors que certains proposent de s'arrêter dans l'éventualité d'un accident, d'autre propose le contournement, mais on gardera en tête l'idée du numéro 1 : « roule-lui dessus ! ».

Arrêté à sa hauteur, le mec est vraiment dégueulasse, des gros cheveux sur la tête comme dirait notre Président d'Honneur.

« J'ai froid, je veux rentrer chez moi... 
- Bah rentre chez ta mère ! », ne manquant pas de se prendre un coup de porte dans la tronche

En partant, le mec tente de faire jouer ses relations et notre pitié par un « UTT Troyes ! », pas de bol, on est pas vraiment sensible à ce genre de remarques. Ptêt qu'avec Jiroko ça aurait marché, et encore...

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On marquera une petite halte à Auxerre (avec Raya qui continuera de râler pour l'itinéraire à suivre) en en profitant pour visiter les alentours du stade de la Baie des Champs. Extérieur improbable avec pour seul stick un sticker Ultrem partiellement arraché et une porte d'entrée « Clubers ». On en profitera pour un petit cours de de prononciation, entre Auxerre et AuSSerre, et Auxerre remportera la mise devant un nombre évident d'arguments en sa faveur.

« Pierre Chanal nique Emile Louis » Raya, 22/01/2011, sur un mur Auxerrois

La route continuera tranquillement, avec la sieste continue des salariés, et toujours un froid exacerbant qui s'accentue au fur et à mesure des heures, froid qui ne semble pas effrayer les Poltergeist avec une biche blanche croisé le long de la route, les conséquences de cette rencontre seront désastreuses comme vous ne tarderez pas à pouvoir le lire (sic).

Alors qu'un changement de pilote est opéré à proximité de Nevers, une halte sur station est opérée, histoire de se réchauffer un peu. Raya, avec sa péninsule ibérique en guise de nez, qui a senti l'arnaque se profiler en voyant les tarifs opérés au comptoir, se dirige vers les machines pour un café long à moindre coût. Coût expliqué quelques secondes après avec un café long même pas digne d'un Expresso de chez McDo. Inacceptable pour Moundir qui ira se plaindre et menacer la station de leur intenter un procès si on n'obtient pas remboursement... en vain! De retour dans la caisse, on découvre un mec, bonnet, gant, écharpe, sac de couchage, affalé à l'arrière, digne d'un clodo. Ouf, ça n'est qu'Antho, notre clodo attitré du déplacement avec sa vinasse pleine de dépôts et un saucisson et un vin blanc qui ne respire pas la qualité, mais on en reviendra !

Chapitre 3 : Clermontre moi ta chatte

Les derniers kilomètres seront tranquilles, contact est pris avec les Clermont qui nous propose de nous accueillir à notre arrivée direct après leur nuit de taff. Arrivés sur Clermont, on se dirige vers le stade où Voller veut se garer … pouah mais c'est à 35 bornes du stade, Raya lui conseillera de manière très courtoise, comme à son habitude, d'allez se faire enculer, qu'on a pas que ça à foutre de marcher, que c'est lui qui conduit donc c'est lui qui choisit et qu'on va se garer à proximité du centre. Pour appuyez le numéro 3 du PM, notre Président d'Honneur en la personne d'Antho, entre 2 siestes, rassure Voller en lui disant qu'il reprendrait la voiture pour allez au stade afin qu'il puisse picoller. On trouve un p'tit parking qui semble ma foi à première vue fort sympathique à proximité de la caserne de pompiers, on saoule alors Raya, le pilote actuel à s'empresser d'aller se garer. Dans la précipitation, il emprunte un sens interdit avant de prouver une nouvelle fois son aigreur en abandonnant le véhicule ne supportant plus le flux constant de nos remarques désagréables.
Une fois garer, appel est passé aux locaux qu'on se retrouve au centre-ville. Moundir, lui, non-désireux de prendre le tram', ou pire, de marcher, préfère interpeller une jeune bordelaise emménageant fraîchement sur Clermont qui le prendra et le déposera au centre-ville. Alors que Raya la comparera à Marion Cotillard, Numéro 1 nous apprendra plus tard que le quotient motocultable était particulièrement élevé.

Un peu perdu dans cette mégalopole, plaque tournante des sections ultras et des bobos rugbyman, on abuse de la générosité Clermontoise en leur demandant de venir nous prendre à l'arrêt du tram (1er mai pour plus de précisions). Les gens, de la merde encore plein les yeux, baillants et vraiment pas motivés nous observe de leur siège en train de sirotter tranquillement nos boissons, de manière assez ébahie … et ouais bande de cons, pendant que y'en a qui vont en cours ou au boulot, d'autres n'ont rien d'autres à foutre que de faire 10h de caisse pour un match d'à peine 2h !
On observe également au loin le braquage d'une boulangerie par un moustachu (je vois les mauvaises langues d'ici, non, ce n'était pas Paolo92), et nos fantasmes de boulangères aux belles miches s'effondrent bien vite quand on aperçoit la septuagénaire présente derrière le comptoir.

« Elle s'appele vraiment Claire la meuf » Voller, 22/01/2011

Arrive ensuite 2 potes Clermontois (portez plainte à OpenOffice les mecs, ils vous considèrent comme une faute d'orthographe) , tout juste sorti du boulot, dans une voiture d'un autre standing que ce qui se trouve chez nous, qui passe nous prendre et vont pouvoir tester notre incroyable sens de l'orientation quand il s'agira de retrouver là où on était garer.

Petit rappel pour ceux qui ne suivrait pas (si, je suis persuadé que y'aura au moins 1 crétin qui perdra du temps à lire le CR jusqu'au bout :mrgreen: , et je suis prêt aussi à parier que ça ne sera pas un JG qui lui se contentera des images), à ce moment là, nous sommes toujours sans nouvelle de Moundir depuis environ 15 minutes, probablement entre les griffes du Gang des Barbares.

Fab l'impertinent nous accueille chez lui, on en profite pour réveiller le dernier survivant d'une soirée apparemment arrosé la veille, et on commence brièvement l'apero en parlant des dernières news improbables du puf-puf. Alors que ça sera café pour les travailleurs nocturnes, les autres se contenteront d'un petit Whisky bien matinal, pendant que Raya osera l'Irish Coffee maison. Ma maladresse naturelle ruinera le coupon réduction de notre hôte d'un jour, et mon sens de l'orientation sera encore rudement mis à l'épreuve avec la recherche d'un interrupteur pendant 30 bonnes secondes dans un espace d'environ 1 mètre carré. Moundir lui nous rejoindra dans la foulée libéré du Gang des Barbares, attiré par l'odeur du malte.

On décolle vers je sais plus quel heure, on s'en tape, direction le centre-ville histoire d'allez se poser boire une pinte.

Voller apprécie le paysage urbain Clermontois, donnant lieu à une discussion brève et intense :
« Il est sympa leur centre-ville, c'est plus beau qu'à Reims; déclara le routier
- Ferme ta gueule; rétorquèrent Numéro 1,2 & 3
- Nique ta race toi », conclua le Président d'Honneur

On rentre dans un bar Australien, avec un message au mur : « c'est la teuf, distribution de cadeaux ». Pas de bol, a pu de cadeaux pour nous, ça sent la discrimination anti gueule à vin tout ça... On se fait servir par le sosie de Chriff (le cheveux sur la langue en moins), et la distribution de Bretzel fait plaisir à tous (pas de blagues sur Bush).

Après ce rafraîchissement bien mérité, direction le Auchan histoire d'allez chercher notre collation du midi afin de faire un barbecue par -30° et un vent qui n'a rien à envier au Mistral. Petit détour par les chiottes du Flunch histoire de faire des éclairs en croisant notre urine (Mad Spirit) et direction le centre commercial improbable. La Galerie Commerciale semble d'un autre temps, et à côté, Cora Nord est fréquentable. La faune saurait se résumer à la seule phrase d'Antho lancée à Raya : « tiens toi qui aimes les p'tites gens, tu dois apprécier l'endroit ».
Quelques saucisses sont achetées, un peu d'alcool (Goudale, bière officielle clermontoise si j'en comprend les produits déposés sur le tapis :mrgreen: ), et je sautire sur la dernière FAXE présente en rayon. Et, par une envie soudaine de Monster Munch, je saute sur les p'tits fantômes soufflés de marque Auchan, au packaging plus que dégueulasse, un emballage vert avec un pouce dessiné à côté d'un pourcentage, les conditionnements soviétiques sont à mon humble avis plus rassurant. J'essaie d'avoir une ristourne vu la tronche du paquet, mais la caissière ne veut rien entendre, bon, tant pis, on va pas s'éterniser ici, c'est morbide comme lieu !

Chapitre 4 : Gabriel Montpied dans ton cul

On décolle direction le stadio de Clermont, alias Gabriel Montpied, histoire de manger quelques saucisses et descendrent quelques cannettes. Pour ma première venue, j'suis assez surpris de l'architecture quelque peu atypique qui me fait plus penser à une aire d'autoroute qu'à un stade, mais passons, ce soir, c'est dans cette enceinte que va se dérouler l'un des plus grands matchs de la décennie dans tout l'ensemble de le monde.

Le BBQ est installé, les plus téméraires (Témé batârd) s'en occupent pendant que les autres se réchauffent tant bien que mal dans les caisses … pour vous schématiser tout ça, on se trouvait sur un terrain vague avec que dalle pour nous couvrir et un vent vraiment froid, alors, les orteils ont du mal à supporter, même avec des trainers à écraser l'adversaire (© Lito 2009). Les casse-dalle font vraiment plaisir et dans les caisses, ça fait vraiment immigrés clandestins mort de froid qui attendent le passeur.

Voller paye le dep à Rennes à qui comprend la phrase suivante : « Merci quand la station »

Le temps passe (logique), et pour continuer dans notre délire Mad51 Spirit de la Coupe de France avec des bâches improbable, une session est improvisé, et cet après-midi, nous seront la « Courva Sud » (appréciez le subtil contournement du copyright milannais, romain, ou kikvouvoulé).

S'en suit une session d'hooliganisme Amiénnois en voiture (bon, faute d'Audi, la ZX faisait l'affaire), avec chant digne des plus grands groupes polonais tels que « On est les Champions », toujours et encore la Bella Ciao version Reims ou encore le « Noi siamo la curva sud », chant célèbre inventé par les Ultras Rémois du 08 de Reims à l'époque du Kop Pesage dans les années 1987. Côté projectile, une torche et un pétard mouillé côté Reims, une bonbonne de gaz (pas d'intervention là-dessus les sboubs du NK) côté Clermont.

Bon, on ne s'éternise pas, on est aussi frigorifier que les gosses de la mère Courjault, direction li parcage pour ZE match.

Chapitre 5 : Un caleçon, un mort et un maillot

A notre arrivée à proximité du parcage, les stewards locaux hésitent à nous ouvrir les grilles à la vue des toplads que nous sommes. Finalement, après quelques réclamations, ils viendront lentement mais sûrement, ils savent pas à quoi s'attendre les cons ! On va à la billetterie réclamer nos probables invitations qu'a du nous laisser Caillot pour notre soutien indéfectible, mais les Vavar présent en force nous les ont sucrés, les salops ! Du coup, on doit payer, affiche une affiche en gros indiquant un tarif de 5€, mais le mec tentera de nous enfler en nous annonçant un prix de 6€, et pire encore, pas de demi-tarif.
Après d'âpres négociations, nous décidons de rentrer dans le rang (Hotel Stella Artois) et de lâcher 6€ chacun, bon, pour une finale de Ligue des Champions, ça les vaut bien !

Direczionne la fouille où on voit la présence de nos stadiers préférés, qui nous refusera l'entrée de notre bâche Courva Sud, parce qu'on est en France et qu'on parle pas le rital ici, ah ok!
La fouille, elle, faite par les locaux est assez musclé, pire même qu'à Boulogne sur Mer où pour de la Ligue 2 ils sont pourtant experts. Probablement la faute à le routier, le nain, et le mec qui fait de la rétention d'eau avec un sac Olympique de Marseille chopés 2 ans auparavant.

On rentre, on bâche avec un peu de mal, on s'arme chacun d'un drapeau, Moundir lui s'équipe du duvet (tu un salevieux010789), on se place en bas di la tribune, et c'est tipar !
Côté bâchage, le calicot Chuck Norris, normal, le drapeau de la Champagne, la bâche extérieure UR95 (mais la belle) et un drapeau de l'Irlande remixé en drapeau ivoirien (oui on sait, Gilbert Montagné...), parce que ça aurait fait plaisir à Amara Diané s'il était encore là, le tout, à proximité de la tribune voisine (ça va prendre tout son importance dans les prochaines lignes, soyez à l'écoute !).
Voller lui, discute avec les stadiers, et visiblement, perdu à cause la nuit et matinée passée, il était quelque peu désorienté puisqu'estimant auprès des blousons bleus le trajet Reims – Clermont comme représentant près de 1400km.

Interlude culturelle : Voller dit : « Tu une pédale »

Baisse de motivation pour ce début de match, le drapeautage ne sera pas constant, cependant, nombreux seront les chants lancés faisant un peu le tour de notre répertoire, avec une puissance vocale assez impressionnante je dois le dire. Derrière nous, une quinzaine de Vavar est derrière nous et lance quelques chants sortant de l'ordinaire (j'entends par là, différent de « Allez les Rouges »).

Pour nous réveillez, rien ne vaut une bande de lads dans le stade, et là, nous sommes servi, un de nous les repère, 5/6 mecs qui nous matent de la tribune d'à côté, qui n'ont qu'à courir sur le grillage et tendre le bras pour chopé la bâche. On reste donc prudent (mais pas trop), les mecs grillent qu'on les a maté (faut dire, la casquette SI et la paire de 3 bandes, y'a plus discret), et Moundir « invite » un des leurs à venir discuter quelque peu au grillage. Après quelques mots échangés et des compliments sur notre lookage (merci les gars saytrocool de savoir qu'on est bien looké), rendez-vous est donné à la mi-temps.

Entre temps; sur le terrain (et oui je parle footcheball, CR exceptionnel qu'on vouzadi!), y'a eu des buts, plein de buts, que des beaux buts, d'abord à la 23e avec une frappe de Gamiette des 25 mètres qui ira en pleine lucarne, pas là pour la juger ni l'euphorie du parcage, j'étais occupé à visiter les toilettes de chantier.
Ensuite, 7 minutes plus tard, l'intestin nettoyé, je reviens, corner pour Reims. On se fout de la gueule du corner qui ricoche sur le corner, après, travail de notre chouchou Fortès (qui est meilleur que Krycho, n'en déplaise à Tom Bato & Polak), but de Toudic, montée de grillage avec des stadiers qui nous laissent étonnamment plus ou moins faire, mais qui iront de leur remarque personnel sur le fait que Raya devrait faire attention à son arcade et que je n'étais pas à l'abri de retourner aux urgences pour mon deuxième bras … ils ont de l'humour pour la Coupe !

38', but Clermontois, on s'en fout, c'est à l'autre bout du terrain on n'a rien vu ! Mais 2 minutes plus tard, un lob d'Amalfitano des 40 mètres qui viendra rentrer tout doucement dans le but de Mandi, folie furieuse, craquage de 50 torches, bombes agricoles sur le terrain, on sent la qualification approchée.

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Fait marquant dans ce parcage en première mi-temps, un Vavar (le même que celui qui tape un monologue incompréhensible dans les chiottes La Haine pour les cinéphiles), parfumé avec un tout nouveau parfum à l'anis, fera à malaise devant des Vavars qui n'en auront rien à caler. Heuresement, les valeureux Ulcram, remplis de générosité, alerteront les stadiers et donneront leur sac de couchage à ce pauvre supporter qui sera évacué, alors qu'Antho, insensible à cette acte de grande générosité, préfèrera lui s'éclipser afin d'allez « lâcher une pêche ».

La mi-temps est sifflé, et on se dirige ainsi que les 5/6 toplads de la tribune d'à côté vers la grille de sécurité. Moundir s'occupe du dialogue, très diplomate comme à son habitude, leur demandant qui ils sont, etc, j'vous épargne pour une fois les détails. Les mecs nous font jouer aux devinettes, disant qu'ils sont du Nord avec un accent de merde, on décrètera alors que c'est des Marseillais. Devant notre manque de patience, le mec, plutôt que de nous dire simplement d'où il vient, préfèrera déboutonner son pantalon et nous montrer son caleçon arborant un logo GF38.
Le dialogue commence à chauffé un peu (tout est relatif) entre nous et ces sans-vie qui confient avoir déjà fait Annecy, les stadiers interviennent alors, et les Grenoble (la « tranche » indépendante Grenobloise) eux préfèreront quitter le stade.

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Quelques Vavar, apparemment attentifs à cette petite et relative échauffourée, ne nous insulteront étonnamment pas de voyous … pire encore, on viendra nous avertir de manière très cool que du vin chaud est disponible à la buvette pour 2€ … mais merde alors, entre Stadiers qui ne nous sautent pas dessus et Vavar qui nous expriment un peu de sympathique, keskispasse ?!

« Rien de tel qu'un match de foot pour gâcher un déplacement » Raya, 22/01/2011

La seconde mi-temps elle est relativement calme, pas grand chose à se mettre sous la dent, et on discutera surtout entre nous de cette rencontre impromptue. Agassa étant dos à nous, nous en profitons pour lui faire nos chants dédiés mis en place lors du match à Arras.
En milieu de seconde mi-temps, l'homme à qui nous avons sauver la vie (sisi, vraiment), reviens dans le parcage, sous les applaudissements et les chants de l'intégralité de celui-ci, grande classe Monsieur Pastis.

Fin du match, c'est nous qu'on a gagné et qu'on est qualifié, quelques lambdas nous accompagneront sur notre montée de grillage, les joueurs eux viendront nous saluer, et JPC lui adressera aux Ulcram un signe du pouce, il n'a pas du être insensible à notre « Caillot c'est le meilleur, les autres c'est des branleurs ». Raya, lui, a flairé la bonne affaire et arrive à passer sa tête dans un trou fait dans le grillage pour réclamer des maillots, et là, comble du comble, c'est Biancalani, le seul joueur à donner son maillot, qui viendra le donner.... Le comble du comble n'est pas inscrit sur sa carte et encore moins sur son nez, mais la plupart des Ulcram devraient comprendre rapidement le rapport entretenu entre Raya et Biancalani.

On se fais virer gentiment du parcage avec pour excuse bidon une tempête de neige qui s'abattrait sur notre chère Champagne. Peu rassuré par la nouvelle, voir même carrément angoissé, Voller, pour ne pas changer, nous cassera les couilles à nous faire poireauter à allez demander des renseignements sur le climat auprès du chauffeur du Kop of Vavar. Mais bon, on l'aime bien quand même (si on oublie le fait que Raya voulait le taper).

Sorti de tribune, Raya est interpellé par un lambda avec son gamin qui viendra lui réclamer le maillot, avec tout un tas de blabla. Notre compère PM, influencé par le Capo, refusera avec le sourire mais avec fermeté, et puis, il n'a de toute façon jamais aimé les enfants.

Chapitre 6 : Veni Vidi Vici

De retour dans la ZX, qui nous avait manquer, on fais le tour du stade pour allez boire un dernier p'tit coup avec les Clermont, même si on est un peu tous cassé. On retourne donc tranquillement en ville en traînant des pieds boire un dernier verre, avant de s'éclipser et de retourner à la maison, après les avoir remercier de leur accueil mais surtout de la qualification !

Le retour est calme, très calme, alors qu'Antho continue sa sieste, Voller pilote le bolide, le CD de Renaud dans l'autoradio, Raya râle, et Moundir est passif. J'en profite pour tester mes Monster Munch Auchan transgéniques, mais c'est vraiment pas ça. Le reste du PM, lui, aura confiance en le saucisson de Antho, encore un truc de clodo qui semble difficilement comestible, mais les bougres semblent apprécier.

Les kilomètres avancent au fur et à mesure que la nuit tombe, et Moundir se sent quelque peu malade, la digestion du saucisson ghetto assorti d'alcools difficilement ingurgitables n'y étant pas pour rien. Petite pause express, il crache 2/3 molards et quelques morceaux de saucisse, et c'est re-tipar.

Vollers continue tranquillement le trajet, et là, on voit une banderole accrochée sur un rond-point. En contestataires que nous sommes, en toute logique, nous marquons un arrêt au cédez-le-passage pour voir un peu le message … CHBIM, un mec derrière, un autre ZX, comme par mazard, nous fonce dans le cul. Le mec semble complètement défoncé, et il a bien niqué l'avant de sa voiture avec un phare qui ne s'en remettra pas, mais on s'en branle, nous on a rien, donc on se casse après cette petite péripétie qui réveillera tout ce beau monde. Et qui au final, ne nous permettra que de lire le mot « maternelle » sur le message accroché.

« S’il y en a que ça gêne d’être dans la ZX, je le dis avec le sourire mais avec fermeté, qu’ils ne se gênent pas pour quitter une voiture qu’ils n’aiment pas. Nous la ZX, nous l'aimons. » Captain Obvious

Voller, toujours lui, dans sa conduite a l'impression de se faire flasher à chaque radar, même sur l'autoroute … déconne pas, ta caisse a déjà du mal à allez à 140 dans une descente !

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A la sortie de Troyes (ouais, le retour passe vite, on était vraiment claquer kikifodire), un lapin (rien à voir avec les UT à première vue) blanc a le malheur de traverser la route, doit-on voir là la malédiction de la biche blanche rencontrée à l'aller ?! Ni une, ni deux, ne se laissant effrayer, Voller, surpris par cette rencontre infortuite, après un bref coup de volant pour essayer d'esquiver la pauvre bête, préfèrera lui rouler dessus, brisant ainsi l'éventuelle malédiction qui nous pesait dessus.

Raya's Dreams : « Je comprend pas, il avait pas l'air dépressif ! »

Voller, encore et toujours lui, sisi, commence à pioncer au volant, alors que le CD de Renaud tourne en boucle depuis 5 heures. Décision est prise que Raya, le seul homme à réussir à pousser la ZX à 140 sur autoroute va conduire pour le reste du trajet. Lors de cette pause changement, Antho, ronflant toujours comme un clodo, daigne se réveiller pour un moment qui fera notre bonheur.
Effectivement, devant la programmation musicale assez techno de la radio, il s'est laissé allez à quelques concessions : plus jeune, notre cher membre du comité, et accessoirement Président d'Honneur du Pépin, avait comme plaisir d'écouter « Tous en Boîte » dans sa baignoire, ne manquant pas de se faire un petit plaisir et de voir venir se coller le résultat de son éjaculation sous ses aisselles. L'histoire n'en dit pas plus sur le passage de l'écoute de Tous en boîte au sperme collé sous les aisselles, mais cette découverte nous ravit, et nous fait baisser un peu plus encore notre estime envers lui … mais nous rassure aussi sur cette auto-proclamation en tant que Président d'Honneur, puisque véhiculant parfaitement nos valeurs.

Citation philosophique : « On pas déjà passer par là? Ou alors c'est qu'on roule vraiment pas vite ! »

Sur le bord de la route, pour un samedi soir, même à Auxerre, c'est mort, le seul mec croisé en 600 bornes sera un vieux promenant son chien dans un patelin de l'Yonne. Dire que Voller voulait clubber à Auxerre, heuresement qu'on est au courant qu'il n'a que des mauvaises idées celui-là ! Cependant, Dorian, toi qui semble aimer les patelins tranquilles où y'a rien à part une population bizarre, t'aurais je pense apprécier ! :langue2:

Enfin arrivés sur Reims, tout le monde se réveille, Voller semble avoir une seconde jeunesse, Moundir n'a pas confiance en sa voiture et son démarrage, alors qu'Antho nous fait part de sa sieste habituelle dans les bois entre sa ville de domiciliation et Reims.

Encore un lundi matin où on dira aux collègues avoir passer un week-end à regarder la télé !

Merci de ne pas avoir lu jusqu'au bout, et encore merci aux Clermontois de nous avoir supporter, plus particulièrement pour Fab pour qui la journée à du être des plus éprouvantes !

Gérard Kancer (de la prostate)
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Classement

# Équipe Matchs Points
1 Bastia 25 46
2 REIMS 24 41
3 Clermont 24 41
4 Troyes 24 38
5 Sedan 24 37

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