33ème journée de DH (euh pardon) du National, le samedi 17 avril 2010.

La journée avait pourtant bien commencé, avec la petite réunion du comité directeur administratif présidentiel des Ultrem au local, puis la photo de groupe à la butte où tout le monde avait sorti son look casu des grands soirs (noeud pap'-capuche, Harrington trois pièces...). Mais voilà, de nouveau l'innommable s'est produit sur la pelouse de Delaune. Pendant qu'Evian fêtait la veille l'officialisation de sa montée en ligue 2 devant 2635 hooligans en délire (oui, je les ai comptés, et je ne leur ferai pas injure en déclarant que c'est pitoyable), ce furent 8 000 fidèles que l'on trahissait dans la cité des Sacres...
Il ne doit pas y avoir assez de suspense au goût des rouge et blanc qui attendent certainement le retour désespéré de l'un des poursuivants pour conclure le travail. On laisse sur le banc Tacalfred pour sortir Truchet du formol (normal, il nous a si souvent démontré qu'il avait le niveau.....). Un Gamiette qui n'a commencé sa saison qu'en septembre attendant un transfert vers les plus grosses écuries européennes: une feinte de passe à gauche, une feinte à droite et je donne le ballon à l'adversaire (merci on sait le faire aussi). Odaïr Fortes? Kinenveu de cette purge? On a retrouvé le Thibaut Ferrand de début de saison (bravo Jacques Pradel). Cedric Fauré est à la peine quand il n'est pas inexistant (remember Rodez), mais dixit Marc Collat: "Cedric est fatigué".....1h30 d'entrainement 4 jours sur 7 et un décrassage dans la semaine. Je lui conseille les ateliers broderie s'il ne tient pas le choc. Il nous a sorti d'un mauvais pas à moultes occasions, mais il faut arrêter le pipeau les garçons. Il faut dire qu'une telle pression est mise par les supporters par ici (coups de pression au camp d'entrainement, envahissements de pelouse et jets de sièges dans tous les sens...) que l'enjeu doit les paralyser. Le président Caillot toujours très prompt à s'occuper de recrutement et à casser les couilles de France 3 pour les empêcher de filmer ces parodies (le Stade de Reims est en concurrence avec Camping 2 aux prochains Césars) a bien du mal à taper sur la table pour réveiller ses boys.
Après, il faut être deux pour faire un bon match. Alors j'attends l'explication des niçois: comment ont-ils pu se faire éliminer de la coupe par ces guignols? Aussi mauvais que nous (si ce n'est pire, c'est dire), il fallait qu'ils retrouvent leur réalisme ce soir aussi ceux-là...
Et pendant ce temps là, ça continue de chanter dans les tribunes, et pas mal du tout même lorsque les blocs sont parfaitement compressés, qu'on peut sentir la ferveur du voisin (et sa sueur également...), que le Pollack est en transe sur une Cavese et que les mecs perdent des côtes sur des "pogos" de folie où tout le monde vole. Un seul problème se pose: la perspective d'accession à l'échelon supérieur n'enthousiasme pas grand monde. Blasés? Sans doute pas. Lassés? Un peu. Déçus? Fortement. L'objectif est rempli, deuxièmes au classement, rien à redire. Mais le club vivote, et dans son sillage les ultras ne progressent plus. Encore une très bonne présence en déplacement cette année (même si de mon point de vue il y avait possibilité de faire mieux) et les prestations à domicile sont satisfaisantes, mais comme dans de nombreux groupes un second souffle est à trouver. Bon rassurons-nous, les UR n'attendent pas spécialement la montée pour vider les ballons de "qui-tâche", mais ce sera un prétexte pour faire la fête. Un coup d'oeil au calendrier...Moulins, Luzenac et Hyères à Reims, une véritable poule de ligue des champions dites-moi. C'était le SOS d'un Ultrem en détresse.